J'écoute : un peu moins les autres
Je regarde : des mecs bien velus sur des sites pornos
Je lis : We can build you up...mais c'est juste pour faire genre "chuis intelligent"
Je joue : Bioshock
Je mange : du sexe
Je bois : des bols de foutre
Je cite : "Avec ton gros méat encrassé de merde !"
Je pense : à ceux qui auront le courage d'attendre que je finisse ma mise au point
Je rêve : d'incendies criminels, de morts et de destruction. Je veux un lapin rose
(mis à jour lundi 4 août 2008 à 01:23)

30/08/2007

30/08/07 - 02:54

Lost Survival Addict Part I : Clock Tower




"J'ai mal...j'ai peur...peut-être les deux, en tout cas j'ai pissé dans mon froc c'est une certitude..."


A l'époque où un certain Resident Evil fût proclamé précurseur du genre "survival-horror", d'autres titres beaucoup plus modestes traînent laborieusement leurs guêtres face au monstre de Capcom. Précurseur mon cul ! L'horreur et l'aspect véritable de survie existait bien avant ça et c'est ce dont je vais vous parler dans cet article concernant Clock Tower.


=========Clock tower -First fear-=========




Plateformes:

-Super Famicom
-WonderSwan
-Réédition sur PSX-JAP
-Réédition sur PC



Sorti en 1995 sur super famicom et adapté en 1997 sur PSX (en jap uniquement), ce survival-horror basé sur un système point'n'click -fer de lance des grands jeux d'aventure- nous narre l'histoire de Jennifer Simpson, jeune orpheline du pensionnat Granite situé à Romsdalen en Norvège. Récemment adoptées par un couple de riches personnes habitant un château perdu en pleine forêt, Jennifer et deux de ses amies découvrent à mesure qu'elle s'en approchent l'impressionnante bâtisse qu'est le chateau Barrows, plus communément appelé "La tour de l'horloge" en raison de cette partie prédominante et massive qui surplombe la forêt.
Après quelques heures de marche, les voici dans le hall du manoir où leur nouvelle mère adoptive, Mme Barrows s'absentera quelques instants afin d'avertir son mari de l'arrivée de ses trois nouvelles "filles". Seulement, après une période d'attente plus qu'anormale, et même pour une batisse aussi grande, Jennifer décide de commencer l'exploration jusqu'à ce que toutes les lumières s'éteignent...un cri...plus rien, et c'est ainsi qu'on prend les commandes, tant bien que mal, pour survivre...


"C'est ça prie...t'en auras besoin ma grosse..."


Entièrement jouable à la souris (point'n'click), ce jeu ne sera pas sans rappeler d'excellent hits comme la série de Monkey Island et moult floppée de jeux d'aventure Lucas Arts à une différence près que l'humour n'est pas de mise ici. Là, si tu stresses: tu crèves, si tu agis sans réflechir: tu crèves, si tu fumes: tu crèves.(message anti-tabac d'origine subliminaloïde)
A l'instar d'un jeu d'aventure donc, la progression se fait par résolution d'énigmes à l'aide d'objet récoltés ci et là, dans la poitrine d'une camarade éventrée etc...
Y'a pas plus simple ergonomiquement parlant, les actions sont très limitées, le pointeur choisit l'action automatiquement après avoir trouvé une zone interactive, c'est du tout cuit niveau gameplay, le principe du jeu reposera donc essentiellement sur l'exploration, la résolution des énigmes et surtout sur la fuite !


"Annie aime les ciseaueuhhhhhhhh, les ciseaux dans l'anu...hum hum. Désolé."


Alors il faut savoir que très tôt dans le jeu, on sera poursuivi par un taré armé d'une paire de ciseau géant, ce qui peut paraître ridicule au premier abord mais c'est véritablement flippant surtout quand on dirige une jeune prépubère empôtée et à la limite de la tétraplégie comme Jennifer. Se cacher, utiliser le décor pour se défendre et pièger le traqueur fou, c'est ainsi qu'on luttera efficacement contre un sociopathe collant et surtout très moche dangereux !

Bon, graphiquement c'est pas une claque parait-il, moi les graphismes m'ont plu pour l'époque où Clock Tower 0 est sorti. Très agréablement mis en scène et dôté d'un scénario des plus intéressants, le joueur se verra surtout sublimé par la qualité de la bande sonore -au sens cohérence avec l'ambiance- qui se veut résolument très flippante . Le silence, dérangeant à lui seul pendant les phases d'exploration est vite regretté lorsqu'une musique arrive crescendo nous alertant de l'arrivée imminente de Scissorman: l'homme à la paire de ciseaux (ça marche pareil avec Gueuledeconman: l'homme à la gueule de con).

Ce premier Clock Tower basé sur un gameplay simple mais efficace ravira les fans de films d'horreur série B par sa réalisation modeste et trouvera sans aucun mal une place dans la bibliothèque ludique des amateurs du genre.



"Découvrez Clock Tower : First Fear en vidéo sur youtube"




=================Clock tower I=================





Plateformes:


-PSX (PAL-NTSC-JAP)



Un an plus tard, voilà que Human nous pond un deuxième opus sur PSX, suite directe du premier épisode présenté plus haut avec (et ça fait chier) une énorme faille au niveau du scénario. Quelques mois après le massacre du manoir Barrows, Jennifer à nouveau orpheline se retrouve à Oslo sous la tutelle d'Helen Maxwell assistante du professeur Barton, un psychanalyste tentant de faire la lumière sur cette affaire macabre. Alors que Jennifer pensait être la seule survivante, un personnage inattendu nommé Edward, jeune garçon de douze ans frappé d'amnésie suite au choc des événements, se trouve être lui aussi un des rescapés du massacre. La presse s'en mêle, la police tente tant bien que mal de démystifier l'existence de ce psychopathe à la paire de ciseaux géants qui -laissé pour mort à la fin du premier épisode- reviendra cependant, bien déterminé à en finir avec Jennifer et quiconque se mettra en travers de sa route.


"Ô Madame ! Ne vous a-t-on jamais dit que vous étiez belle comme un Peugeot Partner?"


Ici la 2D laisse place à l'aventure en trois dimensions ce qui aura tendance à plomber très nettement le soft au niveau graphique. Les décors sont vides, les personnages raides et très mal modélisés, on ne reprochera pas cependant les déplacements de nos personnages même si un 3,5 tonnes s'en tirerait mieux car ce qui avait fait le charme du premier épisode, ce sont ces petits moments où l'on se surprend à hurler "mais bouge ton cul connasse ! Il est juste derrière-toi ! Il va t'avoir !". Sentir germer la peur en nous lorsque notre personnage se glisse difficilement sous un meuble pour se cacher alors que le tueur peut pénétrer dans la pièce à n'importe quel moment, voilà le point fort de Clock Tower. La bande son se revèle aussi efficace que dans le premier épisode, présente aux moments les plus cruciaux, accompagnant notre désir de survie alors que notre personnage -plaqué contre une porte de chiottes- tente avec sa faible constitution de repousser les assauts répétés d'un psychopathe bien résolu à le découper en rondelle.



"Une église dans un manoir...y'a de ces tarés j'te jure..."


Avec 10 fins différentes, 5 personnages jouables et un scénario aussi prenant que glauque, Clock Tower arrive -malgré une réalisation bâclée- à nous captiver. S'il est certain que beaucoup de joueurs arrêteront l'aventure avant même d'avoir terminé le prologue où il ne se passe strictement rien d'autre qu'un debriefing sur l'opus précédent, d'autres se contenteront de passer outre les nombreux défauts du soft afin de connaître le dénouement de l'histoire.



"Découvrez Clock Tower en vidéo sur youtube"




=====Clock tower II -The Struggle Within- =====





Plateformes:

-PSX (JAP-NTSC)


Voici le dernier opus qui sera édité sur PSX et par Human de surcroît qui mettra la clé sous la porte peu de temps après la sortie de ce dernier épisode. Dans Clock Tower II, on oublie Jennifer, Scissorman, la Norvège, le manoir Barrows, en fait, le seul lien avec les épisodes précédents est la statue maudite déjà présente dans le premier volet. Ici on incarne Alyssa, une jeune lycéenne souffrant de l'absence d'un père directeur d'hôpital souvent absent. L'histoire commence en Angleterre lorsque qu'Alyssa décide de rendre visite à son oncle Philip afin de lui poser quelques questions sur son passé. Depuis quelques temps Alyssa sent que quelquechose cloche en elle, son père éludant la question à chaque fois, elle espère bien pouvoir obtenir quelques réponses sur cette terrible sensation qui la ronge. Seulement, une fois arrivée dans la demeure de l'oncle Philip, Alyssa découvre le massacre. La plupart de ses cousins ont été assassinés et seule Stéphanie -la benjamine de la famille- semble avoir survécu. Malheureusement, Alyssa comprendra vite que sa petite cousine -comme possédée par une force quelconque- est l'auteur de ces crimes et prendra aussi Alyssa pour cible.



"Aïeuhhhhhhhhhhhh !"


Pas d'énormes changements dans cet opus, on garde ce qui a été fait dans les précédents épisodes. On pourra toujours se cacher et utiliser les éléments du décor pour se défendre, marteler la touche carré en mode panique pour contrecarrer les coups mortels de nos poursuivants etc...la grosse nouveauté de cet épisode sera la possibilité de faire appel à Bates, un tueur sanguinaire résidant dans la face cachée de l'âme d'Alyssa. Cet alter-ego permettra d'apporter un plus au niveau du gameplay notamment concernant certaines actions qu'Alyssa ne peut pas faire contrairement à Bates et vice-versa mais il ouvrira aussi la porte à une intrigue supplémentaire au niveau du scénar'.
Même si le premier chapitre, bien que très court, nous raccorde sans mal aux précédents épisodes, la suite se veut beaucoup moins glorieuse...on assistera alors à une phase de shoot des plus ennuyeuses où le but principal sera de vagabonder dans un hôpital infesté de zombies jusqu'à déclencher toutes les cut-scenes permettant de faire avancer l'histoire.


"Toi et moi dans l'couloir, dam dadam dam"


Un titre très décevant malgré un scénar' intéressant bien que bancal, on sent la volonté de bien faire lors du premier chapitre du jeu et l'illusion s'évanouit définitivement après le 1er chapitre où jouer n'a presque plus d'intérêt. Le jeu perd de son identité en proposant premièrement d'abandonner le concept du tueur en série, même si l'on pense dès le départ que Stéphanie deviendra le nouveau scissorman, ça ne reste vrai que pour la première partie du jeu. On a ensuite droit à un Resident Débile like tout pourrave où le seul objectif est de cibler de pauvres employés d'hôpital transformés en zombies après avoir été infectés par une toxine qui rend les gens fous. Avec 13 fins possibles dont certaines sont disponibles à quelques minutes de jeu à peine, Clock Tower II sera -et on le comprend- le chant du cygne du studio Human qui passera le flambeau à Capcom pour l'épisode à venir.


"Découvrez Clock Tower II en vidéo sur youtube"



=================Clock tower 3=================





Plateformes:

-PS2


Concernant le dernier épisode de Clock Tower sorti sur PS2 en 2003 dont les droits ont été rachetés par Capcom afin d'en faire un jeu définitivement plus "sensationnel", il faut savoir que cet opus est de loin le plus violent des quatre. Ultraviolence, sadisme et allusion au viol sexuel administrent cet épisode. Je n'en ferai pas l'éloge ici car il a -à mon sens- reçu assez de congratulations pour sa réalisation (en dent de scie malgré tout) et le but principal du dossier "Lost Survival Addict" est de faire découvrir des jeux passés inaperçus. Etant de notoriété plus haute que ses prédécesseurs, j'aurais moi-même crié à l'hérésie s'il n'y avait pas été mentionné. Voilà qui est fait.



"Découvrez Clock Tower 3 en vidéo sur youtube"

commentaires

04/09/07 - 16:32

Miam aussi ... La scène de "je me cache sous le lit" m'a fait penser à "Haunting ground" (Demento en jap)

05/09/07 - 00:20

Oui, je vais d'ailleurs en faire le test prochainement...enfin je crois, faudrait que j'y rejoue un peu avant pour me remettre le scénar en tête <= zé la mémoire courte.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.