Lost Survival Addict Part II: D
"A l'époque où nos héroïnes virtuelles se coiffaient avec des spaghettis."
================= D =================
Plateformes:
-PC
-Sega Saturn
-PSX
-3DO
De quelle manière réagiriez-vous si vous appreniez que votre père, médecin de nuit dans un hôpital des plus banals, avait pété un plomb puis s'était mis à zigouiller toute personne croisant son chemin? Laura Harris connait assez bien son père pour savoir que quelquechose cloche dans cette histoire et n'hésite pas à se rendre immédiatement à l'hôpital où son père tient à présent le personnel, tout du moins ce qu'il en reste, en otage. Seulement, une fois arrivée sur les lieux, Laura se retrouve happée dans une zone parallèle et réalise après les conseils de son père apparaissant sous une forme fantômatique qu'elle deva se hâter pour sortir de cette dimension avant d'y rester bloquée pour toujours.
"Franchement papa...tu crains."
Jouer à D (aka D no shokutaku) est une expérience courte mais vraiment unique tant le soft est prenant ! Courte parce qu'il est impératif de le terminer dans un temps limité (2 heures) sans sauvegarde ni checkpoint, ce qui à pu faire rager les quelques joueurs qui ont payé ce jeu dans les 400 frcs lors de sa sortie. On peut s'attendre à un titre à la difficulté oldschool à la Prince of Persia sorti sur AtariSt en 1990 (reconnu pour sa difficulté) mais il n'en est rien. On progresse assez facilement et il est impossible de se perdre même si notre héroïne évolue dans ce qui ressemble fortement à un château, le soft reste très linéaire et ce par souci d'efficacité au niveau du gameplay. La progression au sein de l'histoire se fait par résolution d'énigmes à la Myst -sans toutefois atteindre le même niveau de génie et de complexité- qui rapprocheront Laura de son père lui évitant parfois même une mort aussi douloureuse que violente.
Les graphismes sont somptueux (rappelont qu'il est sorti en 1995, bien avant un certain Tomb Raider donc) et c'est avec stupeur qu'on progresse à tâtons au sein du château (faut dire qu'elle se traîne la grognasse). Entièrement en vue subjective, le jeu se verra ponctué de nombreuses cutscenes où l'on pourra assister impuissant aux infortunes de notre héroïne (qu'est-ce que j'ai pu flipper avec cette boule à la Indiana Jones).
"Le poudrier disponible dans l'inventaire dès le départ de l'aventure pourra nous aider trois fois sur l'énigme en cours avant de se briser définitivement. A utiliser intelligemment donc.."
Pour conclure, on a droit ici à un véritable film interactif, très court certes ce qui a en majorité plombé les ventes de ce titre fabuleux lors de sa sortie mais qui ne manque ni d'audace ni d'originalité. Une aventure à vivre, un jeu à découvrir d'urgence, même douze ans après sa sortie (12 ans my god !), il n'est jamais trop tard pour bien faire ;).
01/09/07 - 14:12
C'était sympa ce jeu, l'un des premiers que j'ai acheté sur PC et l'un des rares que j'ai fini :-)
sorty (visiteur)