J'écoute : un peu moins les autres
Je regarde : des mecs bien velus sur des sites pornos
Je lis : We can build you up...mais c'est juste pour faire genre "chuis intelligent"
Je joue : Bioshock
Je mange : du sexe
Je bois : des bols de foutre
Je cite : "Avec ton gros méat encrassé de merde !"
Je pense : à ceux qui auront le courage d'attendre que je finisse ma mise au point
Je rêve : d'incendies criminels, de morts et de destruction. Je veux un lapin rose
(mis à jour lundi 4 août 2008 à 01:23)

01/09/2007

01/09/07 - 13:50

Lost Survival Addict Part III: Illbleed



C'est de là que vient l'expression "avoir le feu au cul"?


============= Illbleed =============



Plateformes:

-Dreamcast

C'est avec une gastro monumentale et une grippe naissante que je vous présente aujourd'hui -et c'est de circonstance-, le dégueu, le très fou, le novateur, le paintball...euh qu'est-ce que je dis moi, enfin bref, voici Illbleed que je tenterai de commenter entre deux allées et venues aux chiottes.


ertains d'entre vous, hardcore gamers ou pas, doivent sans doute se rappeler d'un des premiers jeux annoncé sur Dreamcast, largement vanté par un grand nombre de magazines spécialisés bien avant la sortie de la dernière née de Sega. Supposé être le successeur de Resident Evil (je me marre), Blue Stinger qui -il faut l'avouer- était une véritable merde vidéoludique, n'a pas su appâter le grand public malgré l'excitation suscitée par certains chroniqueurs dont je tairais les noms (mort aux cons !). L'effervescence provoquée par l'arrivée d'une nouvelle console tend toujours à jeter de la poudre aux yeux aux pauvres petits joueurs que nous sommes, il serait peut-être bon d'arrêter de branler un soft bien avant sa sortie surtout quand on a que deux pauvres screenshots à se mettre sous la dent pour en arriver à de telles conclusions! ...(silence)...
Faudrait que je me calme là, on dirait que j'ai bêtement acheté le jeu après avoir lu une preview élogieuse à son sujet...
   Enfin bref, je parle ici de Blue Stinger car Illbleed a été developpé par la même boîte que l'autre bouse précitée, seulement cette fois-ci Climax entertainment -devenue Crazy Games à l'occasion- fera très fort en proposant un survival au sang vraiment neuf. "Fera très fort" je m'emballe un peu sachant qu'une fois encore, comme d'innombrables titres méritant d'être reconnus, Illbleed fera partie des titres qui ne dépasseront pas la frontière nord américaine et ne fouleront nos terres que par import avec la mention NTSC/JAP imprimée sur le côté de la boîte tandis que des merdes arrivent par paquets de mille depuis le pays du soleil levant.=>Vite! Du lexomil sinon il va nous faire un rechute !

Mais alors qu'avons-nous dans notre besace Madame pouffiasse?

Illbleed est un parc d'attraction d'horreur virtuelle dont le propriétaire, Michaël Reynolds ancien réalisateur de films d'horreur à succès, offre la somme d'un million de dollars à celui ou celle qui parviendra à traverser toutes les attractions proposées sans mourir de peur. Ici, on incarne Eriko Christy étudiante et responsable du Castle Rock High School Horror Club (un nom ronflant tout ça pour dire "club d'horreur") dont les amis semblent fermement décidés à empocher la cagnotte. Malgré son intérêt pour la question, Eriko ne souhaite pas aller à Illbleed et demande aux membres du club d'en faire autant. Eriko a une fascination pour tout ce qui fait peur, il faut dire que la "Caravane d'horreur" qu'avait confectionné son père quand elle était petite doit y être pour quelquechose. Depuis Eriko a perdu toute sensation de peur, et c'est une des raisons qu'elle invoque lors de son discours au poste de présidente du conseil des étudiants de son université dans la cinématique d'intro. Seulement Illbleed inquiète Eriko et la seule perspective d'y mettre les pieds provoque en elle un malaise déraisonné. Quelques jours plus tard, les membres du club ayant reçu des invitations pour Illbleed ne donnent plus signe de vie, Eriko s'inquiète et décide finalement de s'y rendre pour en avoir le coeur net.


"C'est ce bon d'invitation qui entraînera Eriko droit vers la folie d'Illbleed"



Bon, ça va être coton de tout synthétiser sachant la richesse du soft, mais j'ai pas envie d'être sur cet article pendant trois siècles (négociant les allers-retours cuvette-ordi depuis ce matin, gastro oblige). Jouer à Illbleed n'est pas jouer à un seul jeu, mais vraiment à plusieurs, je m'explique:
Après avoir pénétré le parc et s'être familiarisé avec la map où l'on découvrira des stands tous aussi farfelus les uns que les autres (j'y reviendrai plus tard), on est inévitablement dirigé vers un tutorial qui nous apprendra grosso modo le fonctionnement du jeu. Première sensation, "qu'est-ce que c'est que ce bordel?" les déplacements se font au petit bonheur la chance, on comprend rien, ça clignote de partout, on a (presque) envie d'éteindre la console et de se servir du cd comme un sous-verre. On panique pas, j'explique un peu le truc...
Le jeu est basé essentiellement sur la peur, sur ce qui nous fait sursauter et pour cela un grand nombre de pièges sont dissimulés un peu partout dans le décor. Sachant que chaque piège déclenché fait chuter notre barre de vie à vitesse grand V, on a vite fait de crever si on s'y prend comme un manche. Règle numéro une: éviter de courir comme un dératé, sinon on ne va pas aller très loin. Après avoir déjoué -voire s'être lamentablement mangé- les premiers pièges, on tombe rapidement sur un item des plus intéressants que voici :



Je vous présente l'horror monitor !
Ce petit gadget qui est en fait un dispositif invisible (c'est pas le plus ridicule croyez-moi) connecté directement au cerveau de notre personnage va s'alimenter en adrénaline pour pouvoir débusquer non seulement les pièges environnants mais aussi tout autre item utilisable par notre personnage (notamment du matos de premier secours, arme etc...). C'est une véritable petite usine qu'il faudra gérer en permanence pour que votre personnage arrive entier au bout l'aventure, le jeu étant en 3D temps réel, on a toutes les conditions requises ici pour faire une belle crise cardiaque pour peu qu'on panique au moindre faux pas. Afin de progresser efficacement, le haut de l'écran sera doté d'un oscillogramme représentant les sens du personnage, s'agitant en fonction de l'origine du piège. La vue, l'ouie, l'odorat et le sixième sens seront donc mis à contribution tout au long du jeu et vous devrez surveiller attentivement les signes que cet oscillogramme vous enverra sous peine de le regretter amèrement. Ca peut paraître simple comme ça, on débusque les pièges, on avance, on débusque les pièges, on avance, mais le joujou n'étant pas d'une précision extrême et votre personnage évoluant dans un décor en 3D compliquera légèrement les choses, de plus on s'apercevra rapidement que l'adrénaline chute à une vitesse hallucinante, il faudra donc faire des choix sur les éléments du décor détectés par nos sens ce qui créera une tension quasi-permanente chez le joueur. Pour couronner le tout, le personnage devra maintenir un rythme cardiaque constant et surtout devra panser ses blessures (car blessure il y aura), les saignements provoquant une accélération cardiaque, augmentant la consommation d'adrénaline, diminuant les chances de détecter des pièges...hé hé, vraiment sadique ce jeu :)



"Ragnagnas abondantes, prière de ne pas s'approcher de la clôture. Merci."


Mais à part ça, y'a quoi Monsieur c...? (non c'est trop minable, je peux pas la faire celle-là)


Bon, après avoir fait le tour du gameplay général, entrons dans le vif du sujet:
Après le petit tutorial fort intéressant (où certains auront déjà laissé tombé le jeu pour se rappatrier sur un Crazy Taxi 2), on va devoir accomplir six missions, que l'on peut débuter en entrant dans les salles de cinémas disséminées dans le parc. Chaque mission sera en fait un film dont Eriko sera l'héroïne (belle mise en abyme vraiment) et servira surtout d'excuse au sauvetage de chacun de ses amis prisonniers au sein des différentes attractions. C'est là qu'on se demande si les développeurs n'ont pas créé le jeu sous acide... Le jeu dans son entier est une vaste blague, ainsi, on ne sera pas surpris de devoir relever des défis comme sauter à la corde avec du fil barbélé, ou encore se battre contre des côtes de porc ou même des cuisses de poulet (j'ai toujours rêvé de devenir un nugget), être transformé en wooden manneken (aka bonhomme O'Cédar) et tenter d'échapper à un jeu où des bucherons doivent vous découper, être transformé en pseudo Woody de Toy Story pour être jugé au tribunal des jouets, bref, les pitreries sont nombreuses et le titre de Climax fourmille d'idées loufoques en tout genre et de références cinématographiques série Z (genre Tremors: les dents la terre). Le parc illustrera aussi à merveille ce côté ridicule et décalé avec des stands comme le magasin où l'on pourra s'acheter divers items (livres de cul pour faire augmenter le rythme cardiaque s'il est trop faible) ou même un stand "chirurgie" où l'on pourra booster nos organes vitaux (greffe du coeur, du cerveau etc...).


"Bizarrement ce boss nommé Sodyk aurait tendance à nous rappeler une célèbre mascotte du jeu vidéo mais je n'arrive pas à me rappeller laquelle..."


Quoi de plus Monsieur l'anu...? (Honte sur moi)


<= A mon avis elle va prendre cher...

Après l'avoir vanté sur plus de trois paragraphes, il va bien falloir trouver quelquechose qui ne va pas non? Et ça ne va vraiment pas être dur parce que des défauts il en a.
J'ai premièrement remarqué que beaucoup de jeux, malgré leur scénars' intéressants, n'obtiennent généralement pas l'attention qu'ils méritent à cause d'une jouabilité capricieuse et Illbleed n'échappe malheureusement pas à la règle. En effet, il faudra quelques heures aux joueurs afin de maîtriser correctement le personnage ce qui s'avère être une véritable plaie surtout après avoir joué à Soul Calibur où chaque personnage -à sa manière (cf: Astaroth)- se déplace de manière gracile et harmonieuse. On pestera donc contre cette prise en main beaucoup trop longue, le contrôle du personnage doit se comprendre en quelques minutes et il ne devrait pas être nécessaire d'être détenteur du permis poids lourd pour pouvoir y jouer. Le second point trèèèèèès énervant...les lèvres des personnages ne bougent pas (et pas seulement celles des filles !). Bon sang, qu'elles restent immobiles si le texte s'affiche à la manière d'un RPG je veux bien, mais des phases de dialogues où les personnages hochent la tête comme des cons, alors ça non, sûrement pas sur Dreamcast ! C'était trop cher de payer quelques animations supplémentaires et de synchroniser le tout? Au niveau graphique au ne reprochera rien au mapping qui reste impeccable, on trouvera cependant à redire sur le manque de polygones évidents dans la modélisation des personnages et sur leurs animations, cela dit, ce sont des défauts que l'on oublie très vite car ils n'empiètent paradoxalement pas sur le gameplay. L'ambiance sonore toujours en adéquation avec les décors et situations rencontrés ne laisseront pas d'empreintes indélébiles sur nos tympans, mais rempliront tout de même leur rôle dans l'habillage sonore du soft.


Du sang et du gore à outrance pour un effet psychologique inverse?



Et pour finir Madame...euh...(merde)

Vous l'aurez pigé (comme ça fait trop pro de parler comme ça) Illbleed est un jeu riche bien que disparate sur bien des points, doté d'un scénario agréablement mis en scène dont le dénouement vous mettra très certainement sur le cul (si, si j'ai même fait dans ma culotte à l'époque), on y retrouve un univers très dark constrasté par une sous-dominante comique qui évoquera sûrement à certains un petit côté Tim Burton. Je concluerai juste le dossier avec une citation du Daily Radar US, "les lumières saignent, les portent saignent, à tel point que c'est à se demander si le sang lui-même ne saignerait pas". Le sang tâche et l'humour, apparemment déteint. En tout cas passer à côté d'un tel titre, c'est comme faire à côté de la cuvette (d'ailleurs le devoir m'appelle, Ciao !!!!).

commentaires

04/09/07 - 16:32

M.I.A.M (une organisation qui a pour but de valoriser les jeux gores à souhaits)

Miam miam !

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