Lost Survival Addict Part V : Manhunt 2
======== Manhunt 2 ========
Plateformes:
-PS2
-WII
Je n'ai jamais vraiment aimé les jeux developpés par Rockstar...
je vomissais déjà devant les graphismes grossiers de Grand Theft Auto...
je vomissais encore devant la violence démesurée/injustifiée de son grand frère sur PS2...
je me vidais plus encore à mesure que les spin-off de cette saga sortaient à tour de bras ne proposant en tout et pour tout qu'une progression dans la violence et le sadisme...
et au moment où seule la bile reste à cracher voilà un "Manhunt 2" qui me tombe entre les mains.
Quelquechose me dit que je n'ai pas fini d'avoir le trou'd'balle en chou-fleur à force de pousser pour vomir...
"J'ai beau être matinal...j'ai mal."
Même si ce titre n'entre pas dans la catégorie des survival horror, j'ai pensé qu'il serait tout de même de bon ton de lui consacrer une petite place ici, non pas pour vanter ses mérites mais plutôt pour crier Ô combien j'ai été choqué de jouer à une telle merde !
La cinématique d'intro est moche...putain ça va être dur de rester objectif pour faire un test de ce jeu...Ok, on réessaie.
On incarne ici Daniel Lamb, un binoclard rasé qui se réveille dans une cellule, une femme médecin (Dr Quinn?) penchée au-dessus de lui, la bite à la main (non j'déconne, en fait c'est une seringue qu'elle a). Première réaction de notre "héros", le petit Danny chétif et lâche chope la toubib à la gorge et l'étrangle...les médécins pratiquent vraiment un dangereux métier.
Un autre détenu nommé Léo invite notre Danny à fuir l'asile (ouais, parce que c'est un asile en fait), mais le pauvre petit Danny a bobo à la tête, c'est normal, il a perdu la mémoire (super original isn't it?). Léo est apparemment son meilleur ami, tout deux se sont apparemment prêtés à une expérience appelée "The project" (ouaaah le nom qui pète !) qui aurait plutôt mal tourné. Leo explique a Danny que les chefs de "The project" veulent impérativement se débarasser d'eux, les seules preuves restantes d'une expérience ratée, et qu'ils déploieront tous les moyens nécessaires pour les executer.
Ainsi commença la chasse à l'homme...
la phrase d'accroche de meeeeeerrrrdeeeee
Une scène en hommage à Eli Roth où notre héros entâme les "hostelités"
Bon. (quand je commence comme ça, ça veut dire que je n'ai rien à dire...ou que je ne trouve pas de début...ou que j'essaie de peser mes mots...enfin venant de moi, commencer par "Bon." (lire "bon point") n'est généralement pas de bonne augure).
Volant, pompant, resuçant de manière très médiocre les quelques films et jeux vidéos d'horreur sortis ces dernières années, Manhunt 2 est une sorte de crachat vidéoludique qui n'a au final que pour unique but de tuer tout ce qui bouge de la manière la plus atroce, sadique et immorale qui soit...
But what else?
Vraiment rien ! Rockstar prétexte "la chasse à l'homme" pour justifier les meurtres de sang froid d'un sociopathe schizophrène partiellement amnésique ! (ben ouais, sinon c'est pas drôle, faut bien qu'il ait des flash-back gores notre couillon).
Originalité?
Zéro ! Du design du héros, en passant par les maps de jeu, en coupant par le scénar' et ce jusqu'au gameplay ! Nada !
Notre héros, franchement pompé sur un John Vattic de "Second Sight", évolue dans un premier niveau emprunté à "The suffering", pratique les "Stealth kills" avec beaucoup moins de classe qu'une Ayame dans "Tenchu", emprunte les sous-sols glauques et sanguinolents d'Hostel d'Eli Roth, héros dont l'âme se pâme puis se perd et se fait happer par une bande de types moches en blouse blanche qui à la manière d'un Orange Mécanique filmé avec les pieds, sans classe, insipide et grossier tenteront de lui faire subir un lavage de cerveau en l'harnachant à un siège face à un grand écran.
Références? hommages? pompages? Quoi qu'il en soit le résultat reste le même: c'est un jeu de merde.
Le jeu est simple. Se planquer dans les ombres, attraper ce qui nous tombe sous la main, quelque chose de pointu ou de contondant, quelque chose qui blesse, quelque chose qui tranche, quelque chose qui tue...puis attendre.
Les scènes d'execution ont trois degré de violence. Dès qu'un "hunter" (un mec qui nous prend en chasse) a le dos tourné, il faut maintenir la touche d'execution appuyée et plus on maintient la touche, plus l'execution est violente... quel est l'intérêt de faire ça quand on peut fracasser le gars avec deux coups de poing dans sa gueule?
Pour faire simple, Rockstar a mis en scène une petite cinquantaine d'éxecutions possibles, toutes aussi inhumaines les unes que les autres incitant le joueur à vouloir toutes les débloquer, à toutes les voir, à satisfaire sa curiosité malsaine, à admirer la brutalité d'un meurtre de sang-froid.
Je comprends la violence virtuelle lorsqu'elle a un sens, lorsqu'elle ne reste rien de plus qu'un exutoire. Seulement ici Rockstar va beaucoup trop loin,
Evitez-le comme la peste, ce jeu n'a de véritable place que dans la Dvdthèque d'un taré sanguinaire totalement désaxé.